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Le festival reggae de référence a proposé un spectacle de haut niveau auquel on s’attendait depuis l’annonce de sa programmation. Avec Dub inc, Chinese Man, Gaël Faye, Toots & The Maytals, Talisco, Christine, Jahneration et tant d’autres venue des cinq continents.

Le numéro un du festival franc-comtois en terme de reggea c’est Rencontres et Racines à Audincourt. Pour la 28e édition, le programme était comme souvent très chargé et aux couleurs des cinq continents.

Tout commence le vendredi soir avec l’ un des groupes vocaux de ska et de reggea les plus connus. Toots & The Maytals, figure importante dans la popularisation de la musique reggae offre un son unique et originale, résultat d’une combinaison de ska, soul, reggae, rock et gospel avec ses trois chanteuses.

Des mélodies pop folck, quelques touches de Trip Hop et des nappes d’éléctro accompagnent la voix envoûtante de Talisco.

Changement de style musical avec Christine qui ferme ce premier jour de festival avec un son martelé et puissant et une attraction irréversible de leur mix vidéo.

 


Les festivaliers sont de nouveaux au rendez vous le lendemain, comme la pluie, pourtant pas la bienvenue ce samedi.

Mystical Faya, groupe de roots reggae dub sous influence jamaïcan est le premier groupe à donner de la voix. S’en suit ensuite Jahneration qui fait son apparition sur la scène A. Venue tout droit de la nouvelle génération de la scène reggae français, le dio de chanteurs parisiens affûte sa plume et son flow sur un genre hybride mêlant reggae et hip-hop.

C’est ensuite au tour du groupe rock Fabulous Sheep d’intervenir avec ses guitares abrasives, un son moderne , une voix déchirée et un rythme effréné. Leur musique entre mélodie pop et énergie punk, dégage une atmosphère électrique.
Fils de l’exil et du métissage, place à Gaël Faye et sa musique qui dénonce, qui nous parle. Voici l’une des plumes les plus ciselé du slam et du rap actuel.

Sur la scène B, le Crédit Mutuel offre son prix un l’un des artistes afin de l’aider dans son développement. C’est The Sunvizors qui reçoit cette distinctions ainsi qu’un chèque de mille euros. D’un reggae sincère, aux influences Trip-Hop, The Sunvizors dévoile une production rayonnante avec une chanteuse dotée d’une authentique personnalité à la voix rocailleuse et douce.
Chinese man n’a plus rien a prouvé, le groupe marseillais s’est imposé comme une valeur sûre de la scène française avec un mélange de musique du monde, Hip-Hop et éléctro.

Pour terminer la soirée, La p’tite fumée distille une musique actuelle aux accents tribaux sur la scène B juste avant qu’entre en scène Lucille Crew sur la scène A avec un collectif de neuf musiciens qui propose des sons funk, soul, blues et Hip-Hop aux saveurs méditerranéennes.

Autour des stands humanitaires ou de commerce équitable, l’ambiance est plutôt cool et charitable, certains festivaliers font sourire avec déguisements et pancartes « hugs free » traduisez « câlins gratuits« . C’est parti pour la troisième journée de festival.

Et on commence rock avec Roberdam puis Melissmell avant de changer de rythme et d’explorer les univers musicaux de Jive Me. Voilà ensuite Tété et sa voix limpide qui fait un retour aux sources avec son nouvel album entre blues et folk.

Fat Bastard Gangbang sur la scène B et son groove explosif, contestataire et satirique déchaîne le public sur des sons engagés avec que Brocken Back monte sur la grande scène et fait bouger la foule avec sa musique entre indie pop et dance.

Volodia, jeune artiste montant de la scène hip-hop reggae ne déçoit pas avant que les festivaliers s’extase sur le tant attendu Dub Inc, le groupe emblématique de reggae français et indémodable malgré plus de vingt années passées sur les planches. La foule s’est littéralement enflammé sur les titres les plus connus comme  »Rude Boy » ou  »My freestyle ».

Plus qu’une chose à dire après ces trois jours magnifiques, vivement l’année prochaine !

Retrouvez toutes les photos ici.